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mercredi 14 novembre 2018 

 

 
Carmenère - crédit photo Civb
 

Merlot

Ce cépage qui semble faire partie de l’encépagement bordelais depuis toujours, est en fait relativement récent. Il y est fait initialement référence, de manière limitée vers 1750. Il devient un cépage notoire seulement au cours du XXème siècle, car il semble moins sensible à l’oïdium (Erysiphe necator) que le Cabernet-Sauvignon. Sa renommée explose après les années 1960-70 et il est le cépage le plus cultivé en France et dans le monde.
Les travaux menés avec l’analyse moléculaire sur 2305 cépages vitis vinifera à l’aide de arqueurs microsatellite, (55 nucléaires et 3 chloroplastiques loci) ont permis d’identifier récemment la parenté du Merlot (Boursiquot et al. 2009). Son père est également le Cabernet franc et sa mère la « Magdeleine noire des Charentes », un cépage peu connu, retrouvé dans la zone charentaise, à l’état de traces et dans une deuxième zone au nord de la Bretagne, où il était cultivé au moyen âge.
La Magdeleine noire est un cépage précoce. Sa feuille adulte, moins découpée que celle du Cabernet franc est plutôt trilobée et a des dents plus ogivales. Au niveau ampélographique le Merlot a une morphologie intermédiaire entre ses deux parents. Le nom de Madeleine noire n’étant pas précis et s’appliquant aussi comme synonyme du Pinot noir, la dénomination « Magdeleine noire des Charentes » a alors été donnée pour éviter les confusions (Boursiquot et al. 2009).
Le cépage Cabernet franc a peut être « rencontré » la Magdeleine noire des Charentes, au cours de sa migration vers le nord de la façade atlantique (introduction du Cabernet franc ou Breton en Anjou au XVIème siècle), mais il est également possible que la Magdeleine noire des Charentes ait été présente dans le vignoble bordelais, voisin du vignoble charentais.
Par la suite, la « rencontre » du Merlot noir avec la Folle blanche, a donné naissance au « Merlot blanc », cépage peu cultivé actuellement dans le nord du département de la Gironde

 
 
Merlot
 

Petit Verdot

Cépage également d’origine pyrénéenne (plutôt Béarn) il ne possède aucun lien génétique avec le groupe du Cabernet franc, dont il diffère également au niveau morphologique. Il fait partie d’un petit groupe de cépages comportant le Gros Verdot, le Lambrusquet, forme archaïque béarnaise et l’Ardonnet. Il a été cultivé au XIXème siècle dans les palus autour de Bordeaux (Vin des Queyries pour les plus connus) avec le Gros Verdot ou Verdot Colon.
Ces vignobles ont aujourd’hui disparu et le Petit Verdot est dans le décret d’appellation Bordeaux pour 5 à 10 % de l’encépagement, essentiellement dans les crus du Médoc, où il complète l’assemblage pour la finesse et la puissance des ses tanins.

 
 
Petit verdot - crédit photo Civb
 

Cot

Ce cépage noir d’origine récente à Bordeaux, a été introduit entre 1734 et 1748 par Monsieur Vassal de Montviel (château de Pressac à St-Etienne de Lisse). Ce personnage qui était un des initiateurs de la « révolution viticole » a ramené ce cépage du Quercy pour l’essayer dans le vignoble de St Emilion. (Tissot, 1999). Il a été appelé à son apparition dans le vignoble girondin « Noir de Pressac ».
Ce cépage était supposé originaire du secteur de « Haute Serre », sur le causse de Cahors, d’où son nom « Auxerrois » en Quercy, déformation de « Autserrès » en patois Languedocien.
L’origine géographique de ce cépage, qui était forcément un semis, n’est pas remise en question, mais les travaux récents menés sur la généalogie du Cot (Boursiquot et al. 2009) attirent l’attention sur le cépage « Prunelard », connu depuis assez longtemps dans le Quercy et dans le Tarn. Les analyses moléculaires révèlent qu’il est en fait le père du Cot, avec encore la Magdeleine noire des Charentes comme mère. Ces données confirment et précisent les schémas de Levadoux (1956) qui parle d’encépagements de bassins géographiques et de Bisson (1999) qui définit des groupes régionaux apparentés.

 
 
Cot ou malbec - crédit photo Civb
 

LES CEPAGES BLANCS DU BORDELAIS

Sauvignon blanc, Sémillon, Muscadelle

Nous avons vu pour le Sauvignon, qu’il s’agirait d’un cépage originaire probablement du centre de la France. Il ferait partie du groupe ampélographique des « Messiles » (Bisson, 1989) qui comprend le Chenin, les Mesliers, le Pineau d’Aunis etc. Les analyses moléculaires montrent qu’il est lié au Savagnin (Cépage de Franche Comté, originaire probablement du Tyrol italien) dont il est probablement un descendant (Lacombe T, Laucou V, This P, Boursiquot JM, communication personnelle)

 
 
Sauvignon blanc
 

Le Sémillon n’a pas été étudié, mais il semblerait être natif du sauternais. On le retrouve dans le vignoble de Monbazillac et un peu partout dans le sud-ouest.

 
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Introduction expérimentale de différents cépages accessoires dans le bordelais
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