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samedi 29 novembre 2014 

 

Agrément
 

L'AGREMENT PAR NOM DE MARQUE COMMERCIALE

SVMHM
le 24/07/2006
 

« Pour bien préparer l'avenir il faut comprendre ce qui s'est passé » Vincent Fabre (Président du Syndicat)

 

C’est dans cet esprit que le Syndicat viticole du Médoc et Haut-Médoc a mis en place plusieurs actions de réforme pour garantir que les noms Médoc et Haut-Médoc soient synonymes de qualité pour le consommateur.
Actuellement le travail le plus important est mené sur la réforme de l’agrément. Un nouveau système établi par le Syndicat se met en place depuis 2004. Aujourd’hui, face au succès de leur démarche et à la nécessité de réagir pour construire une viticulture moderne, le Syndicat a décidé de communiquer cette évolution du contrôle qualité.


 
 
 

Il est d’usage d’effectuer les dégustations d’agrément à partir d’un échantillon moyen représentatif de l’ensemble de la production pour un millésime donné, c’est à dire sur des vins qui ne sont ni assemblés, ni élevés.
L’INAO travaille actuellement sur une réforme totale de l’agrément dans le cadre de sa nouvelle politique de revalorisation des AOC. Ce projet à l’échelle nationale, deviendra effectif au plus tard en 2008 ; il conduira dans un premier temps à contrôler des produits finis (vins assemblés et élevés) et dans un deuxième temps à passer d’un système d’agrément annuel des vins à un système d’agrément par exploitation avec des contrôles aléatoires des vins au moment de leur mise en bouteilles.

Face à ces évolutions nécessaires et inéluctables, les AOC MÉDOC et HAUT-MÉDOC ont décidé de prendre les devants : depuis le millésime 2004, les prélèvements d’échantillons présentés aux dégustations d’agrément sont effectués une fois que les assemblages sont réalisés, à partir de contenants prélevés individuellement ou par lot de barriques.

 
 
 

3 types d’échantillons peuvent être présentés à la dégustation pour l’obtention de l’agrément :

FRACTIONNE : échantillon d’un lot de vin représentant seulement une partie de la production d’un même millésime prêt à être commercialisé en vrac ou en bouteilles.

STANDARD : ensemble des vins d’un même chai, d’un même millésime, une fois les assemblages terminés. Un quart des contenants est prélevé (arrondi au chiffre entier le plus proche), ces contenants étant désignés par l’INAO à partir d’un plan du chai fourni par le viticulteur. La procédure doit être achevée au 31 juillet de l’année N+2.

A LA MISE EN BOUTEILLE : échantillons prélevés dans 25% des contenants des lots assemblés et élevés. Ils doivent être présentés au maximum 2 mois avant leur conditionnement. Le viticulteur peut aussi demander un prélèvement d’échantillons directement sur la chaîne d’embouteillage.

Pour permettre une dégustation plus objective, le Syndicat a instauré un « calage » des dégustateurs. Un échantillon dit « de limite basse » est mis à disposition entre le 1er avril de l’année qui suit la récolte et le 31 mars de la deuxième année qui suit la récolte. Là aussi le Syndicat fait office de précurseur puisqu’il est le seul à proposer cet ajustement de la dégustation en Gironde.

 
 
 

En complément à l’agrément, le Syndicat a instauré sur la base du volontariat un Certificat de Contrôle Qualité à la Mise en Bouteilles. Dans ce cas, la commission de dégustation toujours composée de 5 doit juger de l’attrait du produit pour un consommateur, dans une gamme de prix de 6 à 8 €. Si au moins 4 des 5 membres dégustateurs considèrent qu’une majorité de consommateurs aurait envie d’acheter ce vin dans cette fourchette de prix, le certificat est attribué.

Le document attestant du contrôle qualité à la mise en bouteille présente l’ensemble des informations nécessaires pour les acheteurs nationaux et internationaux. Ainsi, le producteur, ses coordonnées, la marque du produit, le millésime, le bulletin d’analyses, les numéros de lots et le détail du conditionnement figurent sur ce document. Il est édité en 3 langues : français, anglais et allemand. La politique du Syndicat est de s’adapter à la demande du marché et de trouver un juste équilibre entre les intérêts des viticulteurs et ceux des consommateurs. La moitié des vins des appellations Médoc et Haut-Médoc étant destinée à l’export, le certificat permet d’instaurer la transparence et la traçabilité pour les principaux marchés. Là encore, Médoc et Haut-Médoc loin de s’apitoyer sur la crise viticole ambiante, réagissent et démontrent une réelle volonté d’action.

En juin 2006, plus de 200 marques du Médoc, dont les plus grands crus de la région ont adhéré à ce système. Elles ont aussi accepté de collaborer pour mieux se préparer à l’avenir, cette démarche faisant partie intégrante de la future procédure d’agrément des exploitations qui rentrera en vigueur dès 2008.

Anticiper sur l’avenir n’empêche pas pour autant le Médoc de rester fidèle à son histoire qui a toujours été tournée, comme son Estuaire, vers le grand large et vers la conquête de nouveaux consommateurs où qu’ils soient dans le monde.

L’agrément basé sur le contrôle qualité par marque commerciale ne reste qu’une étape dans une stratégie plus globale de différenciation des AOC Médoc et Haut Médoc fondée sur la diversité dans la qualité et à des prix imbattables. A suivre…..


 
LA STRATEGIE DE DIFFERENCIATION DU MEDOC ET HAUT-MEDOC
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